A MEDITER

                                             

    Ma belle iska

C’est un article trouvé au fil de mes lectures sur le chien.

L’émotion me gagne à chaque ligne réécrite, ayant une chienne de bientôt 16 ans…            

 

 

                                                          Le vieux chien

 

    Il est un autre point, non moins important, qui doit être pris en considération avant l’achat d’un chien : le ravissant bébé chien, doux, pataud, mignon et irrésistible va se transformer en l’espace de quelques mois en un animal adulte tendant à « vivre sa vie » et, après seulement une dizaine d’années de compagnonnage, il sera devenu un vieux chien exigeant de notre part certains égards.

    Il aura besoin de moins d’exercice mais de plus d’amour, d’attentions et de patience.

Tout comme nous l’âge va le priver peu à peu de sa souplesse, il devient plus lent et souvent un peu plus têtu. C’est là une évolution inévitable, particulière à tous les êtres vivants, ne l’oublions pas. Et puis, lorsque sonnera l’heure de la séparation définitive, il est de notre devoir de lui assurer une mort sans douleurs et de rester auprès de lui jusqu'à la fin. Il n’y a rien de plus lâche que d’envoyer un quelconque étranger accompagner celui qui tant d’année durant nous a donné mille preuves de son attachement et de son dévouement. Bien sûr,  le chagrin de perdre cet ami à quatre pattes sera grand, mais la joie qu’apportera son successeur ne le sera pas moins. Ce n’est pas trahir le souvenir du vieux chien disparu que de rire des frasques du jeune. Tant qu’il n’est pas oublié, aucun chien n’est jamais tout à fait mort!

 

elle nous a malheureusement quitté à 16 ans...

 

                                      POURQUOI ?

 

 

 

    Il me reste peut-être un ou deux jours à vivre,

    Personne n’est venu…Je sais, je vais mourir…

    Dans ma tête de chien, il y a tant de souvenirs

    Et j’étais heureux au temps où j’étais libre…

    Je vous aimais pourtant… j’était bien près de vous

    Et les enfants m’aimaient, moi aussi je l’avoue,

    Et je cherchais toujours à vous faire plaisir,

    Attentif comme un chien à vos moindres désirs…

    Je vous aimais depuis presqu’une vie entière,

    Six ans, je m’en souviens, et c’était merveilleux…

    Vous m’avez « balancé » a travers la portière

    Et je n’ai pas compris. C’était peut-être un jeu…

    Vous avez disparu au loin sur l’autoroute

    Et, je suis resté seul, me traînant au fossé,

    Le cœur désespéré et l’esprit en déroute,

    Gémissant de douleur sous ma patte cassée…

    J’ai fini au refuge où j’attends chaque jour

    Qu’on vienne me chercher pour tout recommencer…

    Je ne vous en veux pas. J’ai pour vous tant d’amour

    Qu’on sera bien chez nous comme par le passé…

    Je voudrais tant revoir mes petits compagnons,

    Qui disaient toujours que j’étais si mignon…

    La nuit tout doucement a envahi ma cage…

    C’est vrai, je vous aimais et je vous aime encore,

    Je ne dormirai pas et j’attendrai l’aurore,

    En guettant tristement à travers le grillage…

    Et puis, quoi qu’il arrive, n’ayez pas de remords,

    Au bout de mon amour, je vous offre ma mort…

    Vous pouvez à loisir vous dorer sur les plages,

    J’entends venir quelqu’un…

    Il vient d’ouvrir ma cage.

                                        

 

 

                                                                M. Marc Antoine CIANFARANI